Manager comme hier est une faute professionnelle

 Quand on affronte les réalités de demain avec les idées d’hier, on pratique ce “management-panique” qui conduit aux drames d’aujourd’hui.

Pour garder un minimum d’efficacité les organisations devraient privilégier:
– la vie plutôt que l’ordre,
– l’écoute plutôt que la violence,
– un fonctionnement transverse plutôt qu’un fonctionnement vertical en pyramide,
– l’initiative plutôt que la docilité,
– la décentralisation et l’auto-organisation plutôt que la centralisation et les manuels de     procédures prédéfinis et intangibles,
– la recherche de solidarités actives entre donneurs d’ordres, sous traitants, distributeurs, clients plutôt que l’exacerbation des rapports de forces,
– des maillages avec les autres acteurs de la cité (université, recherche, collectivités locales ….) plutôt que l’isolement pour contribuer au développement de tous, tant il est vrai qu’une entreprise ne saurait être durablement compétitive dans un environnement qui le serait de moins en moins.

Les dirigeants ont plutôt une tendance à l’autocratie. Médiocrement doués pour l’écoute, l’empathie et la simplicité des rapports humains, ils ne peuvent guère espérer que leurs collaborateurs les aideront à corriger dans l’action les erreurs qu’engendre la confusion entre la carte et le territoire.

Le management panique est le fils de cet aveuglement-là. Face à un environnement qui change à toute allure, on fait plus de la même chose au lieu de faire autrement.

Hervé SERIEYX

Illustration : © cartoonresource

 

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